Guide de calcul
Formule de dégâts Dofus : pourquoi toutes les stats ne se valent pas
Deux objets peuvent afficher un total de caractéristiques proche et produire des dégâts différents. La raison se trouve dans les dégâts de base des sorts, le nombre de lignes de la rotation et les résistances de la cible.
Contenu rédigé et vérifié par l’équipe Stuff Opti · Mis à jour le
La formule utilisée, ligne par ligne
Pour une ligne de dégâts dans un élément donné, Stuff Opti part des dégâts de base du sort, de la caractéristique élémentaire du personnage, de sa puissance et de ses dommages fixes correspondants. Dans le cas feu, le calcul avant résistance s’écrit ainsi :
La rotation additionne toutes ses lignes, puis la résistance élémentaire de la cible réduit le total. Une cible à résistance fixe conserve donc un calcul déterministe et reproductible. Les dégâts de base et les coûts en PA viennent des données du jeu utilisées par l’application ; ils ne sont pas inventés dans le guide ou dans le moteur.
Caractéristique élémentaire et puissance : le même rôle dans une ligne
Pour une ligne feu, un point d’intelligence et un point de puissance entrent au même endroit dans le multiplicateur. Si aucune autre règle n’intervient, ils augmentent donc cette ligne de la même quantité. La différence apparaît ailleurs : l’intelligence ne profite qu’au feu, tandis que la puissance sert aux plusieurs éléments. Sur une rotation mono-élément, comparer leur somme est souvent pertinent ; sur une rotation multi-élément, il faut ventiler les lignes par élément.
Ce constat ne signifie pas qu’il suffit de maximiser intelligence + puissance. Les objets qui apportent ces statistiques occupent des emplacements, activent des panoplies et peuvent modifier PA, PM, portée, vitalité ou budget. La formule de dégâts est simple ; la recherche de la meilleure combinaison sous toutes les contraintes est le vrai problème difficile.
Pourquoi les dommages fixes dépendent du nombre de lignes
Les dommages fixes sont ajoutés à chaque ligne éligible. Une rotation de quatre lignes reçoit donc quatre fois cette contribution, alors qu’une rotation d’une seule ligne ne la reçoit qu’une fois. C’est la raison principale pour laquelle une note générique du type « un dommage vaut tant d’intelligence » est trompeuse : le taux d’échange dépend de la somme des bases et du nombre de lignes de la rotation étudiée.
On peut le voir en regroupant la rotation. Appelons B la somme des dégâts de base de toutes les lignes et n le nombre de lignes. Avant résistance, la partie variable du total devient :
Plus n grandit par rapport à B, plus les dommages fixes prennent de valeur. À l’inverse, de grosses bases concentrées sur peu de lignes favorisent davantage la caractéristique et la puissance. Il faut donc optimiser la rotation complète, jamais un proxy de statistiques indépendant des sorts.
Un exemple numérique entièrement reproductible
Prenons une ligne illustrative de base 30, un total intelligence + puissance de 900 et 50 dommages fixes. Ces nombres ne décrivent aucun sort ni objet particulier : ils servent seulement à vérifier l’arithmétique. Le multiplicateur vaut 1 + 900 / 100, soit 10. La ligne inflige donc 30 × 10 + 50 = 350 avant résistance.
Face à une cible possédant 20 % de résistance dans l’élément, le résultat devient 350 × (1 − 20 / 100), soit 280. Si la rotation contenait une deuxième ligne identique, on recalculerait cette ligne puis on additionnerait les deux résultats. Cette méthode rend visibles les arrondis éventuels et évite de mélanger une résistance dans le score avant d’avoir totalisé les lignes.
Pour comparer une modification de stuff, garde les bases, la rotation et la cible constantes. Remplace seulement les statistiques qui changent, puis mesure l’écart. Si tu changes simultanément la rotation, tu ne sais plus quelle décision a produit le gain.
Résistances : elles changent le total, pas le classement dans le cas simple
Avec une rotation mono-élément et une résistance fixe appliquée uniformément à toutes les lignes, la résistance multiplie tous les candidats par le même facteur. Elle change les dégâts affichés, mais pas l’ordre du classement. Elle reste néanmoins importante pour donner un chiffre de combat réaliste et pour comparer plusieurs éléments ou plusieurs cibles.
Dès qu’une rotation mélange les éléments, la situation change : chaque groupe de lignes subit sa propre résistance. Un build multi peut alors dépasser un build mono sur une cible et perdre sur une autre. C’est aussi pourquoi une optimisation sérieuse doit exposer la cible choisie dans le résultat, au lieu de présenter un nombre de dégâts sans contexte.
Bonus de panoplie et forgemagie : les intégrer avant de calculer
La formule n’est correcte que si les totaux d’entrée le sont. Avant de calculer les lignes, il faut compter les pièces de chaque panoplie, activer le bon palier et ajouter son bonus une seule fois. Une source peut décrire les paliers de façon cumulative : le bonus indiqué pour trois pièces représente alors le total à trois pièces, pas un supplément à ajouter par-dessus le total de deux pièces.
Les forges doivent également être rattachées à leur objet. Un exo PA, un over de vitalité ou une transcendance modifient les caractéristiques du build, mais ils modifient aussi son coût et parfois sa faisabilité. Les inclure dans les totaux sans les afficher rendrait le résultat impossible à acheter et à contrôler.
Comment comparer deux objets sans se tromper
- Conserve la même rotation, la même cible et les mêmes contraintes.
- Recalcule les totaux du build complet, bonus de panoplie inclus.
- Calcule chaque ligne avec les nouvelles statistiques.
- Vérifie que le changement n’a pas cassé un seuil de PA, PM, portée ou vitalité.
- Compare enfin le coût et la difficulté de forgemagie du gain obtenu.
Cette procédure montre pourquoi un objet apparemment moins offensif peut gagner : il complète une panoplie, libère un autre emplacement ou évite une forge coûteuse. L’objet n’a pas de valeur absolue ; il a une valeur dans une combinaison et un scénario précis.
Passer de la formule au build complet
Le solveur applique ce calcul aux combinaisons qui respectent tes contraintes, puis restitue les totaux nécessaires pour contrôler le résultat.